Début août, Microsoft a annoncé le lancement d’Azure Dedicated Host, un service cloud sur Azure qui permet aux entreprises de faire tourner moyennant finance des machines virtuelles Linux, Windows et SQL Server sur des serveurs physiques à un seul tenant. La mise sur le marché de cette offre s’accompagne d’un changement dans les termes de licence appliqués aux logiciels on-premise de la firme de Redmond. Il rende bien moins onéreux de les faire tourner sur ses nouveaux serveurs dédiés que sur ceux de ses principaux concurrents.

Numéro deux mondial de la fourniture de services cloud, Microsoft présente ces nouveautés comme une simple adaptation de sa politique de licence aux évolutions du marché. Il fait ici référence au remplacement progressif des services d’externalisation d’infrastructures classiques par ceux offerts par les opérateurs de cloud public. Traditionnellement, l’éditeur autorise les entreprises à utiliser des licences de Windows, de SQL Server et d’autres produits de son catalogue dans leurs propres datacenters, y compris si le centre de calcul est opéré par une société d’externalisation. Avec les mêmes licences et sans coûts additionnels, les entreprises pouvaient aussi déplacer des charges de travail sur des serveurs à un seul tenant hébergés dans un cloud public.